Les mains de cuisine, saveur cumin.
À ne pas confondre, attention,
Avec celles du désir charnel…
Du même nom, évidemment : cul-main.
Il y a les mains d’artistes, créatrices.
Il y a les mains qui tentent, en vain,
Et qui pourtant avancent, avec peine.
Les mains des gens comme vous, comme moi,
Celles qui ne s’arrêteront pas aux premiers émois.
Il y a les mains de l’école, tiens.
Celles qu’on appelle… examains.
Les mains de gamins, main dans la main.
La main baladeuse, qui cherche encore son chemin.
Il y a les mains qui dansent,
Celles qui pensent,
Et celles qui dépensent.
Il y a les mains qui ne croiseront jamais notre demain,
Mais qui, pourtant, iraient bien ensemble, ces mains.
Il y a les mains qui disent bonjour de bon matin,
Et celles qui disent au revoir.
Mais qui, sans le savoir,
Sont déjà les gestes d’un adieu,
Celui d’un lendemain… plus vieux.
Et puis il y a les mains amoureuses,
Celles à qui on a promis qu’un jour,
Demain serait fait d’au moins quatre mains.
On en aurait mis notre main à couper,
Notre main au feu…
Douleur, toujours,
On avait oublié qu’on portait le cœur sur la main.
Enfin, il y a les mains rideuses.
Celles qui ont été joueuses,
Qui ont touché du plus près les passions amoureuses.
Celles qui ont serré, maintes et maintes fois, d’autres mains,
Pour ne pas lâcher.
Celles qui ont vécu,
Et qui, maintenant, accompagnent de petites mains.
Des mains qui, elles, ont encore tout à apprendre…
De ce que c’est...